www.sulpc.org www.sulpc.org
  Version francaise...English version...Version espanola...Versao portuguesa...Version
japonaise... Accueil

Mot du Provincial

Historique

Mission et esprit

Sigle

350e anniversaire de l'arrivée des Sulpiciens à Montréal - Brochure descriptive des activités du 3 juin au 28 octobre 2007pdf 3.10mb

Mémoire à la Commission de la culture, Patrimoine religieux du Québec

 

 
Version francaise...AccueilEtablissementsVocationsInteraction

Mission et esprit

La Mission

La Compagnie de Saint-Sulpice s'est donné comme mission : le service de « ceux qui sont ordonnés au ministère presbytéral », prêtres et futurs prêtres. Afin de rester proches de ceux qu'ils ont mission de servir, les sulpiciens ont toujours voulu rester des prêtres diocésains et demeurer incardinés à leur diocèse d'origine. Ils ne font ni voeux ni promesses. Ils sont unis entre eux par la charité sacerdotale et par la volonté d'accomplir leur ministère sous l'autorité de leurs supérieurs, avec l'aide et les exigences de la vie commune.

C'est ce que rappellent les Constitutions de la Compagnie :

Dédiée à Jésus-Christ Souverain Prêtre, la Compagnie des Prêtres de Saint-Sulpice, née de l'apostolat de Jean-Jacques Olier son fondateur, est une société de prêtres diocésains qui ont pour vocation le service de ceux qui sont ordonnés au ministère presbytéral.

C'est avec cette préoccupation fondamentale qu'ils s'adonnent au discernement des vocations, à la formation initiale et permanente des prêtres, ou exercent d'autres ministères. Ils le font avec le souci d'éduquer à la « vie intérieure » et de former « l'esprit apostolique ».

La Compagnie est une société de vie apostolique de droit pontifical (art. 1).

Collaborant avec les évêques, la Compagnie veut communier au souci de toute l'Église et prendre part des échanges entre Églises particulières. Par suite, ses membres peuvent être appelés à exercer leurs fonctions dans des pays éloignés de leur pays d'origine. Où qu'ils se trouvent, ils ordonneront leur sollicitude pastorale de manière qu'elle soit utile à l'expansion de l'Évangile chez les non-chrétiens (art. 3).

Ce service de la formation vise un même but ultime : aider les candidats au ministère à s'enraciner dans l'esprit du Christ, Maître, Prêtre et Pasteur, et à devenir aptes à exercer le ministère de l'enseignement, de la sanctification et de la conduite du peuple de Dieu (art. 12).

La pédagogie

La pédagogie mise en oeuvre par la Compagnie est le fruit d'une expérience longue et réfléchie. On peut la ramener aux points fondamentaux suivants :

  1. L'exercice collégial des responsabilités, qui s'applique d'abord à l'équipe des formateurs, mais réclame aussi la collaboration des candidats au ministère, du presbytérium diocésain et des autres membres de la communauté chrétienne.
  2. Une vie de communauté réelle entre formateurs et candidats, de façon à constituer une « communauté éducatrice » qui prépare à la coresponsabilité et qui permette les confrontations nécessaires et un meilleur discernement des vocations.
  3. Une initiation progressive à la vie spirituelle personnelle, qui est réalisée plus particulièrement par une direction spirituelle suivie.
  4. Un grand souci de la liberté spirituelle des candidats, favorisée par la nette distinction entre la responsabilité du Conseil et celle du Directeur spirituel...
  5. La recherche constante de l'union au Christ, en qui les prêtres trouvent l'unité de leur vie...(art. 14).

La pédagogie de Saint-Sulpice repose sur la communauté de vie avec les séminaristes :

Persuadés que le partage de leur vie sacerdotale est le plus profond et le plus efficace des enseignements, les Prêtres de Saint-Sulpice vivront en communauté étroite avec les candidats au ministère. Ils favoriseront un dialogue vrai qui permettra à tous de se sentir responsables de l'unique communauté (art. 25).

Une spiritualité

Pentecote de Charles Le Brun
Pentecôte de Charles Le Brun, commandée pour la chapelle du Séminaire Saint-Sulpice par Jean-Jacques Olier. Ce tableau se trouve actuellement à la Chapelle de la Maison sulpicienne de 6, Rue du Regard à Paris

Dans leur service des prêtres et des futurs prêtres, les Prêtres de Saint-Sulpice prennent appui sur la spiritualité de l'École Française, telle en particulier que Jean-Jacques Olier l'a vécue et formulée. Certes, ils n'entendent aucunement imposer aux futurs prêtres diocésains une spiritualité relevant d'une école particulière, mais ils y trouvent une commune inspiration, et un esprit singulièrement favorable au respect et à l'éducation d'une véritable liberté spirituelle.

Cette spiritualité est toute centrée sur l'union à Jésus-Christ, sur la communion à ses mystères, ses dispositions, ses attitudes intérieures, et d'abord son amour filial envers Dieu son Père. Vivre souverainement pour Dieu en Jésus-Christ, propose d'emblée le Pietas Seminarii, synthèse de la spiritualité du séminaire de Saint-Sulpice en ses origines.

Cette union à Jésus-Christ implique une grande docilité à l'Esprit Saint. Jean-Jacques Olier employait volontiers l'expression : Se laisser à l'Esprit pour exprimer la disposition permanente à laquelle il fallait tendre. La vie intérieure n'est autre qu'une union à Jésus-Christ, dans la docilité à l'Esprit. C'est une spiritualité foncièrement apostolique et missionnaire. Tous les membres de la Compagnie doivent être prêts à aller où les porte l'impétuosité de l'Esprit. Mais cet esprit apostolique s'alimente à cette contemplation que Jean-Jacques Olier veut répandre dans le clergé.

Cette vie spirituelle se nourrit de l'Eucharistie et de la Parole de Dieu. Elle intègre une dévotion, profondément dogmatique et filiale, à l'égard de la Vierge Marie.

Formation et entrée progressive dans la Compagnie

La Compagnie n'admet que des prêtres déjà ordonnés, ayant obtenu de leur évêque l'autorisation d'en faire partie. Elle n'a pas en propre de maisons destinées à leur formation avant l'ordination. Mais après l'ordination elle leur assure une formation doctrinale, pédagogique et spirituelle pour les préparer à leur ministère et les initier à son esprit, et un temps prolongé de vie commune pour les enraciner dans la tradition spirituelle de Saint-Sulpice.

L'entrée dans la Compagnie se fait par étapes. Elle comporte d'abord une prise en charge des candidats en vue de leur formation et ce toujours après l'accord explicite de leur évêque. La pratique de la province canadienne veut que cette prise en charge n'intervienne qu'après deux années de ministère dans le diocèse d'origine. En premier lieu, le candidat fait une expérience de la vie commune dans une équipe de Saint-Sulpice.

Par la suite, il participe au Mois sulpicien qui se tient habituellement en juillet à Paris et qui regroupe les candidats des 3 provinces : France, États-Unis et Canada. Cette session vise 3 objectifs :

  • connaissance réciproque des divers candidats, de leur pays et de leur Église d'origine,
  • histoire et traditions de Saint-Sulpice,
  • visite des lieux sulpiciens des origines en France.

Après le Mois, un programme de formation de 4 mois regroupent les candidats des provinces de France et du Canada. D'août à décembre 2001, avait lieu, à la Maison sulpicienne d'Oka, cette Solitude franco-canadienne. Elle accueillait 6 candidats de la province de France (2 français, 1 vietnamien et 3 africains) et 8 de la province canadienne (4 canadiens et 4 latino-américains).

Après un temps d'expérience et de formation, a lieu l'admission temporaire qui confère la qualité de membre avec les droits et les devoirs qui lui sont liés. Normalement, quelques années plus tard, on accorde l'admission définitive. Même après cette dernière étape, les sulpiciens restent incardinés à leur diocèse. N'étant liés ni par des voeux, ni par des promesses, ils peuvent librement quitter la Compagnie en avertissant le supérieur provincial. S'ils la quittent ou s'ils sont juridiquement exclus, ils rentrent dans leur diocèse d'incardination.


© 2002-2007 www.sulpc.org Tous droits réservés | Réalisation
Version pour
imprimante  Imprimer
Commentaires
Recommander
Menu