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Biographie de Mgr Armand-François-Marie de Charbonnel, p.s.s. puis o.f.m. cap.

A. F. M. Charbonnel


Charbonnel
© 2010 Les Prêtres de Saint- Sulpice de Montréal


Né le 1er décembre 1802 au château du Flachat près de Monistrol-sur-Loire, dans une famille comtale (Chabron de Charbonnel) dont la noblesse datait de la 2e Croisade (milieu du XIIe s.), il fit ses études classiques aux collèges de Montbrisson et d’Annonay (1812-1819) en Ardèche, dirigés par les Basiliens, et sa théologie chez les Sulpiciens de Paris (1819-1825), où il était entré le 2 novembre 1819. Ordonné prêtre le 17 décembre 1825 par Mgr de Quélen, archevêque de Paris, dans la chapelle de celui-ci, il refusa l’aumônerie de la duchesse de Berry ainsi que le préceptorat du duc de Bordeaux, et décida d’entrer chez les Sulpiciens en 1826. Il y occupa divers postes de professorat (dogme, Écriture sainte) et de direction (économe) dans les séminaires de la société (Lyon, Versailles, Bordeaux), et refusa durant cette période l’offre que lui firent plusieurs évêques de devenir vicaire général, ainsi que la direction de séminaires. Lassé de ce harcèlement, il passa en Amérique, arrivant à Montréal le 2 décembre 1839, et oeuvra comme vicaire à Notre-Dame de Montréal (avec une interruption de quelques mois en 1841 pour étudier l’anglais à Baltimore) jusqu’en 1847, année où il fut atteint du typhus en prenant soin des immigrants irlandais. Il avait encore refusé toutes les promotions qu’on lui proposait (évêché dans une colonie anglaise, coadjutorerie de la Nouvelle-Orléans), mais s’était créé une réputation par  ses dons de prédicateur, qu’il avait en 1845 exercés jusqu’à Toronto. Retourné en France en 1847, il refusa de se porter candidat à l’Assemblée constituante pour remplacer son frère tué sur les barricades lors de la révolution de 1848, et professa la morale au séminaire d’Aix-en-Provence.

Élu (malgré ses objections) le 15 mars 1850 évêque de Toronto (selon un décret de la Propagande daté du 4), préconisé le 20, il reçut ses bulles le 18 avril et fut sacré à Rome le 26 mai 1850 dans la chapelle Sixtine par Pie IX, assisté de Mgr Lucciardi, archevêque titulaire de Damascus et secrétaire de la S.C. des Évêques et des Réguliers, et de Mgr Castellani, évêque titulaire de Porphyreon et sacriste du Pape. Il quitta Rome le 29 mai et arriva à Toronto le 21 septembre. Il s’employa durant 7 ans à donner au diocèse de solides assises pastorales et financières. Il passa 13 mois en Europe en 1857-1858 pour prêcher en faveur des oeuvres de la Propagation de la foi. Démissionnaire le 26 avril 1860, il retourna en France pour entrer chez les Capucins, qui l’envoyèrent faire son noviciat à Rieti. Il se consacra alors à la prédication et aux oeuvres de la Propagation de la foi. Transféré à l’évêché titulaire de Sozopolis in Haemimonto le 1er octobre 1869, il fut promu archevêque à titre personnel le 13 janvier 1881, sur la recommandation des évêques ontariens qui voulaient faire reconnaître sa contribution à l’essor du catholicisme dans le Haut-Canada. Résidant à Lyon, il y servit d’auxiliaire aux archevêques de la ville de 1869 à 1880, refusa encore une fois une offre d’évêché résidentiel, et participa en 1869-1870 au concile du Vatican. Il se retira définitivement au couvent des Capucins de Crest dans le diocèse de Valence, département de la Drôme, en décembre 1883, y mourut le 29 mars 1891, et y fut inhumé.

Primesautier, éloquent (« Notre Lacordaire Canadien », selon les Mélanges religieux), ascétique, intransigeant, sans prétentions malgré ses origines, méprisant l’argent comme tout bon aristocrate, fortement original, on a écrit de lui qu’« après avoir été Sulpicien sans vocation, évêque malgré lui, il serait dorénavant Capucin d’une espèce unique » (ADB /6, 185). Appelé à diriger un diocèse demeuré acéphale durant presque trois ans, étranger à la culture de ses diocésains et n’en maîtrisant pas totalement la langue (ce que critiquait une partie de son clergé), il s’attaqua quand même à la tâche, qui n’était pas facile, la population catholique étant composée surtout d’Irlandais dont les vertus principales n’étaient ni la science ni la tempérance. Il mit de l’ordre dans l’administration financière, y allant même de ses deniers, et recruta des communautés pour les oeuvres éducationnelles et sociales (dont la House of Providence pour les orphelins, malades, vieillards et destitués qui sera le berceau d’hospices, d’hôpitaux et d’orphelinats), indispensables à une population composée en majorité d’immigrants. Il fonda le St. Michael’s College avec la collaboration des Frères des Écoles chrétiennes et des Basiliens, paya les dettes du diocèse, créa une banque, établit la Société St-Vincent-de-Paul, développa la presse catholique, obtint la division de son trop vaste diocèse pour former les diocèses de London et de Hamilton. Appuyé par Mgr Guigues, premier évêque de Bytown, il lutta farouchement (en recourant même aux pressions électorales) pour un système d’écoles séparées, ce qui constitue peut-être sa plus grande réalisation, les lois de 1853 et 1855 rapprochant considérablement les droits scolaires de la minorité catholique du Haut-Canada de ceux de la minorité protestante du Bas-Canada, et préparant la voie à la loi Scott de 1863.

Devise :             IN CORDE DECUS ET HONOR
Armoiries :        ARC 201
Iconographie :    ARC 201; DER 15
Sources :           
  • ADB /6, 183-186; AP (1870)|; ASP 24-25; BIB 52-53; CFB (1989) 190; CHA 91; DBC /12, 198-202; FBP 115-117; HC /8, 525, 559; LDG /1, 362-363; SYL 68; TA 15; L. Maurault. Nos Messieurs. Montréal, 1936, 93-95.
Œuvres :   
  • Pastoral address inviting the Catholics of the Diocese of Toronto to contribute towards the liquidation of the debt of the Cathedral Church. Toronto, 1851.
  • Copie de la correspondance échangée entre l’évêque catholique romain de Toronto et le surintendant en chef des écoles, au sujet des écoles séparées, dans le Haut-Canada... Québec?, 1852.
  • Traduction de la lettre pastorale de Mgr Armand François Marie Charbonnel, évêque de Toronto, sur l’établissement en cette ville d’une maison de Providence... Toronto?, 1856.
Bibliographie :    on se reportera à la bibliographie dressée par M.W. Nicolson et J.S. Moir dans DBC /12, 201-202, à compléter par:
  • Hurtubise, P., « Mgr de Charbonnel deuxième évêque de Toronto et Mgr Guigues, o.m.i. premier évêque de Bytown », SCH (1962) 73-92.
  • Lemay, R., Mgr Armand-François-Marie de Charbonnel et les écoles séparées d’Ontario (1850-1860). Thèse de maîtrise, Université d’Ottawa, 1967.
  • Scollard, R.J. A register of the letters of Bishop Charbonnel in the General Archives of the Basilian Fathers. Toronto, 1970.
  • Lajoie, J. J.-G. A study of the Ryerson-Charbonnel controversy and its background. Thèse de maîtrise, Université d’Ottawa, 1971.
  • Nicolson, M.W. « Bishop Charbonnel : the beggar bishop and the origins of Catholic social action », CCH (1985) 51-66.
Avec l’aimable autorisation de la Maison d’édition Wilson & Lafleur, cette biographie est tirée de : Jean LeBlanc, Dictionnaire biographique des évêques catholiques du Canada : les diocèses catholiques canadiens des Églises latine et orientales et leurs évêques : repères chronologiques et biographiques 1658-2002,  Montréal, Wilson & Lafleur, 2002, 881 p.

ed @ Peter Krasuski Source http://www.sulpc.org/ed/evsulpc_charbonnel.html
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